Les porcs de la Ferme de la Grantonnais

Nous arrivons sur l’exploitation de la Grantonnais à Bruc-sur-Aff (49 km) à 9h, un de ces matins d’avril où le soleil a du mal à se lever tôt… c’est vrai qu’il n’est que 7h au soleil !

L’exploitation compte deux fermes : une labellisée en Bleu-Blanc-Coeur et la deuxième en traditionnel. Sur l’exploitation en Bleu-Blanc-Coeur, ils sont deux, Michel et sa femme, Jacqueline. C’est Michel qui nous accueille, il a repris la ferme familiale en 1989 qui sera reprise à son tour par sa fille et son gendre qui gère déjà la deuxième ferme.

La famille LOLIVIER fait partie de ce qu’on appelle des « naisseurs-engraisseurs », c’est-à-dire qu’ils élèvent leurs cochons de A à Z, de la reproduction jusqu’au porc adulte.

« Ici, il y a 150 cochons » précise Michel qui nous présente d’un côté les truies gestantes et de l’autre les cochettes pour la reproduction. Le sol, recouvert d’un lit de paille, leur promet un confort incontestable.

   

 

Les truies ne sont pas habituées à recevoir des visites, alors Michel rentre en premier et leur parle avant de nous laisser entrer « alors les filles, ça va ? ». Ici, c’est la verraterie, c’est là que les truies sont inséminées. Le bâtiment est chauffé à 22° pour le plus grand confort de mesdames. Quand la truie est pleine, elle est emmenée sur litière de paille en attendant de mettre bas.

Un peu plus loin, nous arrivons à la maternité. Là encore, Michel rentre d’abord et parle doucement, calmant les truies qui risquent de bouger et d’écraser un porcelet. « Elles restent 4 semaines ici (1 semaine avant la mise bas, et 3 semaines ensuite) et une truie fait en moyenne 11 à 12 porcelets à chaque fois »… Quel courage !

 

 

Nous suivons Michel vers un bâtiment d’élevage sur caillebotis, avec le sol ajouré. C’est le mode d’élevage le plus répandu en Europe et au monde. Ce mode d’élevage permet de garder un espace propre car malgré les apparences, les cochons aiment la propreté ! Qui l’eut cru ! Nous découvrons ceux que Michel appelle « les pèpères », les porcelets à engraisser.

D’ailleurs, un cochon, ça mange de tout ?

Chez Michel, on ne rigole pas avec l’assiette ! « Les cochons sont nourris avec un équilibre d’environ 35% de maïs et 35% de blé cultivés sur la ferme, puis 30% de céréales complémentaires comprenant du soja sans OGM, des minéraux et aussi des graines de lin pour le label Bleu-Blanc-Coeur ». Et ce que mange le cochon, on le retrouve dans notre assiette, alors faisons le bon choix et privilégions les produits labellisés Bleu-Blanc-Coeur.

Le métier d’éleveur est très prenant car les animaux sont là en permanence et il faut une sacrée organisation pour réussir à prendre une semaine de vacances. Malgré ça, rien n’arrête la famille… ils ont déjà un projet en cours, c’est la vente directe de colis à la ferme… en voilà une bonne idée !

A chacun son nom !

La femelle adulte est la truie (coche), la jeune femelle élevée pour la reproduction est une cochette, le mâle est le verrat et le jeune cochon (avant le sevrage) s’appelle porcelet, cochonnet, goret (ou cochon de lait dans l’assiette), le jeune porc sevré se nomme nourrain (ou nourrin).