Les cailles de Chanteloup !

C’est à Corps Nuds (18 km) que nous allons à la rencontre des Cailles de Chanteloup. L’aventure de la famille PRIMAULT avec les cailles a commencé en 1991 quand Christophe décide de reprendre la ferme. Il a ensuite été rejoint par sa soeur, Emmanuelle, en 1998 et par son frère, Gérard, en 2004.

Le trio travaille avec une vingtaine de salariés. En fin d’année, l’effectif de l’entreprise monte à 40 personnes, car c’est une grosse saison pour la caille. C’est Gérard qui nous guide pour la visite des bâtiments. Dès l’entrée, il faut montrer patte blanche et tremper nos pieds dans une bassine de produit désinfectant pour ne pas contaminer les salles avec des bactéries extérieures.

 

 

Dans une première salle, nous y découvrons pas moins de 13 000 cailles qui « carcaillent » (petit cri de la caille). Elles sont toutes mignonnes collées les unes aux autres pour se tenir chaud ! Les cailles que l’on découvre ici ont sept jours et elles y restent six à huit semaines avant de rejoindre les bâtiments d’élevage.

Pour garantir des cailles de bonne qualité, la famille Primault est très attentive à l’alimentation qui est du 100 % végétal. Et d’ailleurs, elle a commencé une démarche de labellisation en Bleu Blanc Coeur (apport de céréales riches en oméga trois qui se répercute sur la qualité de la viande et des oeufs que nous consommons).

L’approvisionnement des mangeoires est assuré en continu et les cailles se nourrissent elles-mêmes. « Si on n’est pas rigoureux sur l’alimentation et l’apport en eau ne serait-ce que 24h, on perd deux à trois semaines de ponte » nous explique Gérard.

Chez Les Cailles de Chanteloup, l’élevage comprend trois productions différentes : les cailles pour la viande, celles pour les oeufs de consommation et celles pour les oeufs de reproduction.

Ainsi, la famille Primault a sélectionné deux sortes de cailles, une « grosse souche » et une « petite souche ». La grosse souche fait 260 à 300g, c’est une race à viande et elle sert aussi pour la reproduction. La petite souche, plus petite et de couleur beige, s’occupe de la ponte des oeufs pour la consommation.

De la caille à l’oeuf !

La moyenne de ponte est de 20 oeufs par mois. En fait, les cailles travaillent comme les humains : 5 jours par semaine !

Aux cailles de Chanteloup, on est très attentifs au calibrage des oeufs et un premier tri est fait au moment du ramassage. L’oeuf doit être de la bonne taille et de la bonne couleur, avec suffisamment de tâches mais pas trop non plus. Tous ceux qui ne rentrent pas dans ce critère sont appelés « oeufs déclassés » mais il n’en reste pas moins bons. Ceux qui sont mis aux Fermiers du coin sont des oeufs déclassés.

 

Et d’ailleurs, combien de temps ça cuit un oeuf de caille ?

Après les avoir plongés dans une eau bouillante légèrement salée, comptez :

– 4 min. pour des oeufs durs

– 1 min. 1/2 pour des oeufs à la coque.

La caille est voyageuse…

L’élevage de caille est très technique et très contraignant, c’est pour cela qu’on ne compte que sept éleveurs dans toute la France. Les Cailles de Chanteloup vendent une grande partie de leurs produits (cailles et oeufs de cailles) dans le Grand Ouest, en vente directe et en circuit conventionnel. Néanmoins, leur savoir-faire, leur rigueur et leur qualité de produits les ont fait connaître en dehors des frontières françaises. Une partie de la production est exportée en Angleterre, aux Pays-Bas, en Irlande et même à Dubaï et Singapour.

Aux cailles de Chanteloup, il n’y a pas que des cailles !

Pour finir la visite, Gérard nous emmène voir les volières où nous découvrons des poules faisanes, des perdrix grises et des faisans noirs qu’on appelle les « obscurs ». Il y a aussi les poules nègres-soies dont les mâles sont beaucoup consommés en Asie. Les femelles sont vendues en poules d’ornements.

Depuis peu, il y a aussi une activité de poules pondeuses à destination des particuliers !